Rémy PEYRARD

Aujourd'hui
Aujourd'hui


Je remarche avec une ou deux cannes suivant le terrain
J'ai accepté sans discuter l'indemnisation proposée

Ais-je bien fait? A vrai dire je m'en moque un peu... J'avais surtout envie de tourner la page et de me reconstruire. J'étais choqué aussi, après la contre expertise à l'hôpital, où les premières paroles de l'expert ont été: "alors vous vouliez-vous suicider? " Mauvaise connaissance du dossier, ou volonté de me déstabiliser en présence de l'expert de l'assurance? Je n'étais pas assisté et n'ai pas eu de réponse vraiment pertinente tellement je fus surpris...

J'ai repris le travail en février 2000. On m'a confié la place de responsable de l'observatoire économique, puis s'y est ajouté celle de responsable informatique à la direction régionale du fret SNCF de Nantes.

En février 2004 mon patron est entré dans le bureau avec des plans à la main. "Ce sont les plans des nouveaux bureaux, et tu vois il n'y a pas de place pour toi!" LA direction régionale du fret migrait à Rennes, et comme il n'est pas envisageable de me confier un poste de sécurité, j'ai été invité à présenter une demande de "départ volontaire" de l'entreprise. A la Sncf on ne licencie pas c'est interdit par le règlement, alors on "s'arrange". Le médecin de la caisse de maladie Sncf m'a aussi contrôler et trouvé inapte à continuer à travailler. J'ai donc accepté mon "départ volontaire" effectif depuis le 01/10/2004.

La SNCF m'a octroyé le grade de cadre principal Honoraire. Me v'la avec une belle jambe faute d'en avoir des fonctionelles.
Et me voilà chômeur pour un peu plus de trois ans... sans obligation de retrouver un emploi.